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Par ses racines comportementalistes, l’ACT porte un regard non déficitaire sur le changement psychologique : les comportements et les compétences psychologiques peuvent s’apprendre et se développer. Cette conception se distingue du modèle médical et déficitaire de la souffrance psychologique, en déplaçant le regard de ce qui serait « cassé » chez la personne vers ce qui, dans un contexte donné², peut être appris au service d'une vie alignée avec ses valeurs.
Cette approche fonctionnelle conduit naturellement le praticien ACT à s’intéresser aux ressources psychologiques de la personne et aux conditions permettant leur mobilisation. Elle ouvre ainsi un pont vers la psychologie positive, qui étudie les déterminants du bien-être et les les processus favorisant la salutogenèse. Cette perspective résonne avec la conception, au coeur de l'ACT, d’une vie riche de sens et orientée vers ce qui compte.
Pour autant, l’ACT et la psychologie positive, malgré des convergences importantes, sont issues de développements philosophiques, scientifiques et cliniques radicalement différents. Leur rapprochement ne peut donc se réduire à une juxtaposition de concepts ou de techniques. Il invite à interroger les conditions d’une intégration qui demeure cohérente avec les fondements du contextualisme fonctionnel et avec la logique clinique de l’ACT.
Cette présentation examine les points de convergence et de distinction entre l'ACT et la psychologie positive, puis d’envisager les apports de la psychologie positive à l’aune du contextualisme fonctionnel. L’objectif est de proposer une intégration théorique et clinique afin de mobiliser les interventions issues de la psychologie positive en harmonie avec l'épistémologie de l'ACT.